Depuis l'antiquité, l'eau minérale naturelle a été appréciée…


L'eau minérale naturelle est consommée et appréciée depuis des temps immémoriaux. Dés l'antiquité les sources d'eau pures étaient recherchées et connues pour leurs différents bénéfices curatifs. Des mentions des sources de Saint-Amand, de Saint-Galmier (Badoit), de Vergèze (Perrier) ont été retrouvées qui remontent à l'Antiquité romaine. C'est à la source d'eau gazeuse que l'on doit au Moyen-Âge la construction par les pèlerins en route vers Compostelle de la chapelle qui a donné son nom à l'eau de La Salvetat . La Source de Quézac était réputée pour ses vertus miraculeuses et attirait une foule de pèlerins qui revenaient chaque année faire leurs dévotions. L'eau minérale naturelle acquiert une très grande popularité au XVIIIème siècle avec l'hydrologie médicale, science qui se fonde sur ses qualités curatives. L'eau de Saint-Galmier commence ainsi à être connue pour ses vertus digestives ; le Docteur Thouvenel, médecin de Louis XVI confirme les propriétés curatives de la Source de Contrexéville ; en 1789, un certain Marquis de Lessert fait constater par un médecin que l'eau d'Evian a soulagé ses maux de rein. C'est le succès du thermalisme au XIXème siècle et les bienfaits sur la santé des curistes qui entraînent le développement d'une véritable industrie des eaux minérales naturelles. Tout naturellement, on cherche à prolonger les effets obtenus lors des séjours auprès des sources en convoyant les premiers récipients remplis d'eaux thermales vers les villes. En 1838, Auguste Saturnin Badoit met pour la première fois l'eau minérale naturelle de la source de Saint-Galmier en bouteille, et la commercialise. En 1846, une compagnie acquiert les sources environnant le village de La Salvetat et obtient en 1848 une autorisation d'exploitation. En 1855, Louis Bouloumié qui a démontré les vertus curatives de l'eau de Vittel à partir de sa propre expérience, obtient l'autorisation d'exploiter l'eau de la « grande source » de Vittel. En 1861, l'eau de Contrexéville est officiellement reconnue « eau minérale naturelle ». En 1863, Napoléon III lui-même signe le décret reconnaissant à l'eau de la source des Bouillens (Perrier) le statut d'eau minérale naturelle, et les premiers curistes commencent à affluer. C'est en 1878, sur l'avis favorable de l'Académie de Médecine que le Ministère de la Santé délivre à la Société Anonyme des Eaux Minérales de Cachat, l'autorisation d'embouteiller l'eau minérale Evian.