L'industrie des eaux minérales naturelles génère de nombreux emplois dans des zones souvent isolées


En France, le nombre d'emplois directs générés par l'industrie des eaux en bouteille est estimé à 10.000 personnes1. Le nombre d'emplois indirects, sans considérer l'activité thermale, est très important, évalué à plus de 30.0002. La plupart de ces emplois sont non dé-localisables, car attachés aux sources. Ils participent du dynamisme de régions souvent isolées où l'exploitation d'une source constitue parfois la seule activité industrielle. A Volvic par exemple, les deux usines d'embouteillage emploient 868 salariés pour une commune qui compte un peu plus de 4.000 habitants. Il en est de même pour la commune de Vergèze qui compte 3.700 habitants et où la société Nestlé Waters Sud qui produit Perrier emploie 1.150 personnes. L'industrie de l'embouteillage n'a pas rompu ses liens avec le thermalisme, et dans de nombreux sites, les mêmes sources alimentent les deux types d'activité. C'est le cas notamment de Contrexéville, d'Evian, de Thonon-les-Bains, de Vichy, de Vittel. Le thermalisme génère encore 10.000 emplois directs selon les spécialistes, autour de 50.000 emplois indirects (hébergement, restauration, etc.), autant d'emplois induits (commerce, loisir, tourisme, etc.)3 et reste fortement tributaire de la vitalité des marques d'eaux minérales naturelles.

1 Panorama des industries agroalimentaires, Edition 2006, Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales.
2 L'enjeu économique des eaux minérales, Extrait de la lettre trimestrielle Energies et matières premières n°10. 4ème trimestre 1999.
3 Conseil National des Exploitants thermaux (CNETh), Aspects économiques du thermalisme français, Thermalies 5 février 2004.